Enfermées dans des convents maudits

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il y a 4 heures

Je ne vous raconte aujourd’hui l’histoire VRAIE du couvent, appelé Sant'Ambrogio della Massima. Vous découvrirez qu’il n’y a pas que dans celui-là que des religieuses se retrouvèrent enceintes malgré elles. Ceci n'est pas une histoire érotique mais de l'Histoire.

En 1859, au centre de Rome, à quelques pas du Vatican, un couvent, appelé Sant'Ambrogio della Massima était un complexe religieux historique situé à Rome, près du Portique d'Octavie. Initialement connu sous le nom de Santa Maria de Maxima, il est associé à saint Ambroise et abritait une église et un ancien monastère.

Ce monastère accueillait des religieuses du tiers ordre de saint François. Les religieuses, portaient en elles des enfants qu’aucune logique ne pouvait expliquer. Il généra un énorme scandale qui ébranla les fondations de l’Eglise.

On n’entrait pas toujours au couvent par vocation, certains familles nobles y plaçaient leurs filles quand le nombre d’enfants devenait une charge trop lourde. N’oubliez pas qu’à cette époque, il fallait offrir une dote matrimoniale en même temps que sa fille.

La vie en ces lieux était rythmée en messes, prières, travail silencieux et pénitences nocturnes. Le seul contact que les filles avaient avec le monde extérieur était avec les confesseurs qui venaient écouter leurs pêchés. En 1856, l'abbesse Maria Luisa arriva au couvent. Agée de 32 ans, elle était belle, charismatique et parlait de visions mystiques avec une conviction qui fascinait les jeunes religieuses. Elle racontait avoir conversations directes avec la vierge Marie. Cette dernière avait des moments de transe intenses pendant lesquelles elle parlait une langue inconnue de tous. Les jeunes nones l’appelaient la sainte vivante.

Un jésuite allemand appelé Père Giuseppe Peters, dont le passé était contre versé est devenu le confesseur du couvent. Cette homme avait sur Maria Luisa une influence allant bien au-delà du spirituel. Père Peters prêchait une théologie particulière. Il parlait d’obéissance absolue comme unique voie vers dieu. Il expliquait que les religieuses devaient abandonner leur propre volonté et se soumettre en tout à l’abbesse qui, à son tour, se soumettait à lui. Il instaura une chaîne de maillons spirituels où le mot « non » ne pouvait exister.

Progressivement cette doctrine engendra des pratiques qu’aucune théologie ne pouvait permettre. Les premières a tomber dans le piège furent les plus jeunes religieuses. Maria Luisa les faisaient venir dans sa cellule la nuit en leur disant qu’elles devaient se préparer à recevoir des grâces spéciales. Parfois le Père Peters étaient présent quand Maria Luisa lui indiquait qu’elles étaient « prêtes ».

D’autres prélats vinrent visiter le couvent sous des prétextes administratifs et ne travaillaient pas que le jour....

Le lecteur peut s’imaginer ce qu’il se passait dans ces cellules avec la « chair fraîche » mais que je ne peux décrire avec certitude puisque cela a été censuré ou carrément effacé des archives. On expliquait aux jeunes manipulées qu’elles étaient l’instrument de la volonté divine, que la soumission était vertu et le doute était « pêché ».

Ce que l’on peut affirmer, c’est que certains religieuses montrèrent des signes de grossesse l’été de 1958. A cette même période, les médecins diagnostiquèrent des empoisonnements. Grâce à un pharmacien complice, Maria Luisa utilisait des poisons générant des avortements ou pour éliminer quiconque pouvait révéler la vérité. Malgré cela, 11 enfants virent le jour. Ils furent baptisés en secret puis laissés dans des orphelinats romains sans nom ni prénom. Certains étaient décédés d’autres ont disparus sans laisser de trace, le fleuve Tibre n’est pas bavard à ce sujet.

Lorsque l’affaire éclata en 1862 après 3 ans d’enquête le procès se conclue ainsi :

  • Le Père Giuseppe Peters fut transféré en Allemagne et privé du droit de confesser.
  • Maria Luisa fut condamnée à la réclusion dans un autre couvent sous surveillance constante.
  • Les autres impliqués eurent des avertissements discret d’autres furent transférés sans réelles conséquences.
  • Les religieuses impliquées furent dispersées dans d’autres couvents, mais évidement, une seule par couvent.
  • Les enfants ayant survécu furent placés dans des orphelinats.
  • Le couvent Sant'Ambrogio della Massima fut officiellement fermé en 1863.
  • Les documents furent classés « « confidentiel défense » » avec interdiction de les ouvrir avant 50 ans. Nombreux ont disparu avant que les historiens puissent y accéder.

En 1847 un cas similaire a émergé à Lisbonne, en 1872 à Naples, en 1889 à Madrid avec la même dynamique pour piéger les religieuses par une institution préférant cacher plutôt que purifier.

Aujourd’hui, à la place du couvent, Sant'Ambrogio della Massima se trouve un bâtiment gouvernemental. Ne cherchez pas une plaque rappelant ce qu’il s’est passé entre ces murs, il n’y en a pas.

Les archives de ce procès de l'Inquisition étaient destinées à disparaître à jamais dans les archives du Vatican. Elles furent, pour être absolument certaines, classées au mauvais endroit, sans que l'on sache que ce fait même les rendrait accessibles aux chercheurs plus d'un siècle plus tard – et qu'Hubert Wolf les exhumerait.

Le titre du livre en français est « L'affaire des religieuses de Sant'Ambrogio » et « The Nuns of Sant'Ambrogio: The True Story of a Convent in Scandal » en Allemand.

NOTE DE L'AUTEUR

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